mardi 20 août 2013

Éloge pour un protocole



Ça ne me fait rien leurs comprimés orange. La prise... oui, de ça trois-quarts d'heure. J'essaie de me fixer sur autre chose mais pas moyen j'ignorais que ça existait. Ça lance, c'est quelque chose. Du ciment gastrique

encore.


Les pas feutrées de Nadine, juste là, comme des pointillés noirs 

Emprunté va-et-vient. 

Les néons crachotent sur leur demie rangée nocturne. Avares. Elle a certainement été prévenue, Nadine. 


hiérarchie
des
pathologies


En pensée la promenade bornée par l'impassible horizon du couloir. Clore vite les paupières dès le discret cliquetis du chambranle

– stimuli

Tout là-haut, ses mains rouées procèdent au changement de liquide. Protocole. L'âcre dans la bouche encore une fois. Deux fois.

Un peu comme des mirabelles rouillées. Enfin. Je ne peux qu'imaginer. Mettre sur la liste. Il y a aussi l'aiguille des secondes 

– raillerie


Un haricot sur le flanc, ils disent pourtant que j'ai une force peu commune. 


La belle jambe. C'est maintenant : sensible asphyxie – (7 secondes)

Vous dîtes ?

Deux heures trente encore. Patience, mère des vertus. Ils sourient parce qu'ils ont peur, certainement – des analyses à refaire à cause de l'incendie du laboratoire. Forcément. C'est un peu long. Vous, dîtes-leur.

Moi je sais qu'à la prochaine,
Ça ira mieux.
Ils savent ce qu'ils font.

Forcément




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