mardi 15 octobre 2013

De biais comme de front


"... je me dirai un corps, un corps qui bouge, en avant, en arrière, et qui monte et qui descend, selon les nécessités."

Beckett, Textes pour rien III, 1950 (chez Minuit en 1958).




Sphère lourde de chagrin qui craint d'éclater

Contre les angles acérés d’événements déplaisants

Et qui frôle ce vétuste plancher

Sous lequel des morts déjà

De partout silex abrupts se dévoilant

L'abdomen n'est plus que nœuds

Angoisse familière

Les tempes dans l'étau

Écueils non-signalés

S'y empaler d'abord en pensées

Parce que cela ne va pas manquer

Ça bat craque s'agglomère se dissout

Se défait monte démonte et retombe

Ombres d'encre filiformes

Larynx écrasé

Maintiennent plaquée la face

Contre sol en béton brut lisse glacé d'un passé à biffer

Tessons dans l'estomac

Angoisse vieille comparse

Je discerne quand

De biais comme de front

À ta guise pourtant

Tu sonnes la charge

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire